Euthanasie: le droit de mourir dignement - rappel de la loi

La loi dépénalisant partiellement l’euthanasie, est entrée en vigueur en 2002. Cette loi reconnaît, sous certaines conditions, le droit à la demande d'euthanasie.
 
Une euthanasie peut être pratiquée si le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut pas être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable. Le patient doit être capable et conscient au moment de sa demande. Cette demande doit être volontaire, répétée et confirmée par écrit.
 
La déclaration anticipée d’euthanasie permet de faire connaître ses intentions en cas de coma irréversible. Lorsque le médecin est confronté à un patient qui se trouve dans un état d’inconscience irréversible et que ce patient a rédigé dans les 5 années antérieures la déclaration anticipée, le médecin peut pratiquer l’euthanasie sur base de cette déclaration.
 
Aucun médecin n’est tenu de pratiquer une euthanasie. Si le médecin consulté refuse de pratiquer une euthanasie, il est tenu d’en informer en temps utile le patient ou la personne de confiance éventuelle, en précisant les raisons. Le patient a le droit d’être informé. Les hôpitaux, cliniques et maisons de repos devraient obligatoirement faire savoir leur refus de pratiquer l’euthanasie.
 
La loi sur l’euthanasie ne permet pas, par les formes qu'elle prévoie de reconfirmer la volonté du malade, de satisfaire les demandes des personnes souffrant d'une incompétence cérébrale acquise -par exemple des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une tumeur cérébrale avancée.
 
Rappelons ici qu’il faut bien distinguer l’euthanasie des soins palliatifs. La loi relative aux soins palliatifs dispose que tout patient atteint d'une maladie incurable doit pouvoir bénéficier de soins palliatifs. Par soins palliatifs, il y a lieu d'entendre l'aide et l'assistance pluridisciplinaire qui sont dispensées à domicile ou dans un établissement de soins, afin de répondre autant que possible aux besoins des patients incurables, et qui contribuent à la préservation d'une qualité de vie. L’euthanasie et les soins palliatifs sont donc deux droits distincts appartenant au patient.