L’influence du toucher en maison de repos : un cas concret !

Le toucher est le premier sens que l'être humain acquiert, et le dernier à le quitter. En effet, le fœtus expérimente ce sens en se frottant aux parois de l'utérus ; il découvre ainsi les limites de son corps.
 
Entre la naissance et la mort, nous expérimentons le toucher quotidiennement, dans tous les domaines et de manière plus ou moins consciente : une poignée de main, une bise, une main sur un bras, une tape sur l'épaule... La peau, avec ses millions de récepteurs, est la surface la plus sensible et la plus étendue du corps. Tout contact, même un frôlement, peut provoquer une émotion qui se traduira en rejet, agression ou au contraire, un sentiment de bien-être.
 
Ce sens a aussi ceci de particulier : il implique une relation entre celui qui touche et celui qui se fait toucher : les deux sont indissociables. Cette réciprocité rend sans doute ce sens plus tabou que les autres et sa portée, plus profonde : « Ca me touche, ce que tu me dis là », « il m'a touché en plein cœur »...