14 février 2012 : Pour la reconnaissance légale de l’aidant proche

​En  Belgique, 4 personnes sur 10 de 50 ans et plus apportent de l’aide à des personnes extérieures à leur foyer. Etant donné le vieillissement de la population, nous serons encore plus nombreux à l’avenir à accompagner un proche en situation de dépendance.
 
Pour l’ASPH (Association Socialiste de la Personne Handicapée), Espace Seniors, les FPS, la Fédération des CSD et la Mutualité Socialiste-Solidaris, l’aidant proche se définit comme « la personne de l’entourage qui, à titre non professionnel et avec le concours  d’intervenants professionnels (médecin traitant, assistant social, service d’aide et/ou de soins à domicile, associations spécifiques dans le champ du handicap ou du vieillissement…), assure un soutien et une aide continue et/ou régulière à une personne en situation de grande dépendance, à domicile et dans le respect de son environnement » .
 
Reconnaître et protéger les aidants proches, notamment afin qu’ils ne subissent pas de préjudices dans le cadre de leur carrière professionnelle, sont des objectifs légitimes. C’est pourquoi nous soutenons cette reconnaissance dans un cadre légal.
 
Les causes et les manifestations de la grande dépendance étant diverses et pouvant concerner  les personnes âgées , les personnes handicapées, les malades chroniques ou les victimes d’un  accident…, il est important qu’elle soit définie selon des grilles d’évaluation à remplir par le médecin traitant. Cette attestation de grande dépendance permettra à l’aidant (ou aux aidants) de faire connaître sa  qualité d’aidant proche auprès de sa mutualité. Reconnu comme aidant-proche, il pourra alors bénéficier d’un crédit-temps spécifique « aidant proche » sous certaines conditions (respecter et prendre en compte l’avis de la personne aidée, ses besoins, ses souhaits ; apporter son aide en complémentarité avec les intervenants professionnels (médecin traitant, assistante sociale…).
 
Cette reconnaissance ne doit pas dédouaner les responsables politiques d’assumer leurs obligations en termes de services à renforcer. Afin d’éviter les situations d’épuisement (en particulier pour les femmes, auxquelles incombe le plus souvent le rôle d’aidant proche) et d’assurer une meilleure répartition des tâches au sein des familles, la possibilité d’une reconnaissance partagée entre plusieurs personnes doit être encouragée.
 
 
Contact presse :
Dominique Blondeel (coordinatrice Pôle Vieillissement) –  dominique.blondeel@mutsoc.be - 0473/81 96 43
Mélanie Boulanger – melanie.boulanger@mutsoc.be – 0473/68 25 60