Restez en bonne santé après 60 ans !

Il n’est jamais trop tard pour prendre soin de soi et bien vieillir !

On a beau connaître les principes généraux pour faire de vieux os en bonne santé (manger plus sainement, se bouger les fesses un minimum, etc.), il n’est pas toujours simple de les mettre en pratique…

Comment arriver à être acteur de sa propre santé pour repousser les bobos de l’âge et s’assurer d’avoir une vieillesse satisfaisante?

Voici les conseils de l’association «Espace Seniors».

Les progrès de la médecine ne cessent d’ajouter des années à la vie, et c’est tant mieux. Mais ce qu’on souhaite par-dessus tout quand l’âge avance, c’est
d’ajouter de la vie aux années. C’est-à-dire vieillir en bonne santé et pouvoir enfin profiter de la vie quand vient l’heure de la retraite, plutôt que de tomber
de Charybde en Scylla en passant en revue tout le lexique des bobos de la vieillesse !

« Avoir plus de 50 ans n’est pas une maladie », rassure d’emblée Mara Barreto, chargée de projets chez Espace Seniors, une association partenaire
de Solidaris qui s’adresse aux 55 ans et +. « Ce n’est pas parce que le corps vieillit qu’on tombe malade. L’évolution de notre santé dépend aussi de l’attention que nous nous portons à nous-mêmes. Nos modes de vie sont largement responsables des maladies chroniques, mais il n’est jamais trop tard pour adopter d’autres façons de vivre, plus favorables à notre santé, pour éviter les maladies et/ou les améliorer. »

«EMPOWERMENT»,
LE POUVOIR EST EN NOUS!

Plutôt que de désespérer face à la vieillesse, prenons-la donc de court. Un terme très tendance ces dernières années - qui s’applique à plein de domaines et notamment en santé publique - est « empowerment ». Ce
mot anglosaxon n’a pas vraiment d’équivalent en français (« autonomisation », « capacitation »), mais il signifi e reprendre notre pouvoir d’action, notre capacité à agir et à réfl échir, pour influencer notre environnement et notre vie.
Il semble en effet qu’être acteur de son destin a des effets positifs sur la santé, alors qu’au contraire, le fait de subir les choses, et notamment la maladie, en ayant l’impression de n’avoir aucun pouvoir dessus, est plutôt pathogène.

Terminé, donc, d’« éduquer les patients » comme on disait il n’y a pas encore si longtemps : désormais, on parle d’« empowerment des patients ». Et c’est d’autant plus vrai après 50 ans, quand le corps risque de commencer à faire des caprices de santé (cholestérol en hausse, tension qui joue aux montagnes russes, douleurs  articulaires...).

« Comment prendre soin de sa santé pour avoir une vieillesse satisfaisante quand viendra le grand âge ? », poursuit Mme Barreto. « On ne donne plus des recettes toutes faites, mais on favorise la réflexion et la prévention en donnant des informations.

Souvent, les gens savent ce qu’il faut faire – avoir une alimentation plus saine, une activité physique - mais ils n’arrivent pas à le mettre en pratique. On peut voir avec eux pourquoi il y a cet échec. » C’est notamment le cas lors de réunions organisées dans différentes grandes villes de Wallonie par l’association, dans le cadre de son projet « Cap Retraite » : des groupes d’une quinzaine de personnes, où les participants peuvent aussi se donner des pistes les uns aux autres (infos : 02/515.02.73 ou par email à espace.seniors@solidaris.be ).

 
Par Cecile Vrayenne - Maxx Sud Presse - Parution le 29/03/2016